[Description] : 22 novembre 2011 - 11h30 - Porte Dorée, Paris 12e - Pose du 1er gazon sur la plate-forme du prolongement du T3
Intervention de Jean-Philippe Huet – Chef de projet, RATP
Aujourd’hui on a procédé à un geste symbolique de déroulage de gazon avec les élus parisiens et de la région Ile de France et cet acte symbolique marque un tournant dans les travaux du tramway. Les travaux de génie civil laissent peu à peu la place aux travaux d’aménagement.
Intervention d’Arnaud Fontaine – Directeur, agence Robert Paysagiste
Nous théoriquement on arrive sur la plate-forme une fois qu’elle est quasi complètement terminée : tous les systèmes d’arrosage, les rails, le béton, tout est coulé, toutes les bordures sont posées. Notre première tâche c’est de mettre en place le drainage. On vient dérouler une lame drainante sur l’ensemble de la plate-forme. Une fois que cette opération est faite, c’est la mise en place du substrat. Le substrat est composé de terre, de compost, de sable, de pouzzolane et tout ça est passé dans un gros crible en central, pour être parfaitement mélangé et parfaitement homogène. L’ensemble de la plate-forme, sur toute sa surface, doit être à moins de 3 cm par rapport aux rails avant qu’on vienne poser le gazon.
Une fois que ce substrat est mis en place et compacté, on vient dérouler le gazon. C’est une opération assez rapide. Ça se déroule un petit peu comme du papier peint. Dans la journée on arrive à aménager une plate-forme d’environ 1 000 m2.
En termes de matériel, on a besoin de dérouleuses de gazon qui servent principalement à transporter les rouleaux et à les mettre en place sur le substrat. En revanche, la grosse problématique c’est les découpes parce qu’on a plusieurs kilomètres de rails et qu’on doit découper le gazon de part et d’autre de chaque rail sur l’ensemble de la plate-forme. Pour cela on a été amenés à développer des machines qui nous permettent de nous caler sur le rail pour effectuer une découpe rapide.
C’est du gazon précultivé qui a été mis en culture il y a plus d’un an maintenant pour être prêt à être installé directement sur site. Le gazon est cultivé à Fontainebleau, au sud de Paris.
Intervention de Nicolas Durand – Responsable de production, Les gazons de Fontainebleau
On récolte à l’aide de cette machine, une déplaqueuse à gros rouleaux. C’est un couteau qui passe sous la racine du gazon, c’est-à-dire qu’on enlève très peu de terre. Après, le gazon est monté sur un tapis et mis en rouleau. Juste pour cette machine-là, il y a un filet, qui est biodégradable, pour tenir le gazon. On fait des rouleaux qui sont de l’ordre de 35 mètres de long pour un poids entre 400 et 500 kilogrammes suivant les saisons.
Intervention d’Arnaud Fontaine – Directeur, agence Robert Paysagiste
On a très peu de temps entre le moment où l’on va déplanter le gazon en gazionière et le moment où on le pose.
Intervention de Nicolas Durand – Responsable de production, Les gazons de Fontainebleau
Le gazon reste un produit frais. Il ne peut pas dépasser 24 heures en rouleau. Sinon après il chauffe à l’intérieur donc qui pourrit.
Intervention d’Arnaud Fontaine – Directeur, agence Robert Paysagiste
Le gazon est déplaqué la veille et doit impérativement être plaqué le lendemain. Donc ça nécessite de s’adapter aux conditions météo. Il faut faire preuve de souplesse et de réactivité.
Intervention de Jean-Philippe Huet – Chef de projet, RATP
Le choix du gazon ça parait simple, en fait c’est 2 ans de discussion entre la Ville de Paris, la RATP et les fournisseurs de gazon pour choisir les bonnes graminées, la bonne essence de gazon. On s’est orientés vers un gazon plus économe, qui nécessite moins d’arrosage et moins d’entretien.
Intervention de Thierry Bruchet – Chef de projet, Agence Grumbach
Il va y avoir du vert tout le long du parcours, sauf bien sûr tous les endroits qui seront utilisés par les piétons. Ce parc linéaire c’est quelque chose qui est très appréciable pour les riverains, la vie locale. Phoniquement, ça amorti le bruit du tramway, ça baisse la température contrairement à l’asphalte noire qui absorbe et réverbère la chaleur. On est vraiment dans une démarche environnementale.
Intervention de Jean-Philippe Huet – Chef de projet, RATP
Pour minimiser la consommation d’eau, on a mis en place 2 stations météo. Elles calculent l’ensoleillement, le vent, l’hydrométrie s’il a plu. Cela nous permet de l’arroser aux justes besoins, par un logiciel spécifique.
Sur le prolongement, on met en place un peu plus de 60 000 m2 de gazon qui viennent s’ajouter aux 36 000 m2 déjà en place sur le T3 des Maréchaux Sud en exploitation. A terme, ça fera environ 100 000 m2 de « ruban vert » au milieu de la chaussée.
La pose du gazon sera terminée au printemps 2012.